Trésor du Mékong - 13 jours

JOUR 1 CHIANG RAI

Transfert, et nuit sur la rive droite de la rivière Kok, à quelques minutes du centre de Chiang Rai. L’hôtel adapte aux besoins des voyageurs les motifs architecturaux et décoratifs du Lanna, l’ancien royaume thaï du nord. Disposés dans le parc, les bungalows sont spacieux, lumineux et parfaitement équipés. Le teck et des voilages blancs mettent un peu partout une note de romantisme tropical. Pour le délassement après le vol : piscine, spa, salle de gym. Pour la restauration des organismes : un restaurant au bord de l’eau, cuisine thaïlandaise et internationale très pro. Pour la paix de l’âme : le bassin aux lotus.

On se balade en ville ; on visite le Wat (temple) Phra Kaeo, où, en 1434, fut révélé le fameux Bouddha d’émeraude, désormais domicilié à Bangkok ; à une dizaine de km de Chiang Rai, on s’étonne de l’architecture bouddhique « flamboyante » du Wat Rong Khun (1997) ; on fait des expériences gustatives au night market…

JOUR 2 CHIANG RAI - HOUAY XAY (LAOS) - PAKBENG

Transfert en voiture climatisée à Houay Xay et embarquement pour une croisière privée sur le Mékong. Le ruban café au lait du grand fleuve serpente dans un paysage mouvementé, couvert d’une végétation dense et coiffée à la diable. Roselières, bosquets de bananiers, palmiers à sucre, rizières et potagers occupent les berges, successivement ou concurremment. Des plages de sable apparaissent de loin en loin. Les villages sont montés sur pilotis et semblent bien fragiles dans ce déploiement de forces élémentaires. C’est l’Asie tropicale dans toute sa splendeur. En fin d’après-midi, on fait halte à Pakbeng. Nuit dans un hôtel joliment aligné en surplomb du Mékong. Abords verts, installations tout à fait confortables, ventilateurs brassant l’air, service attentif et discret. Une étape qui ne rompt pas le charme de la navigation.

JOUR 3 PAKBENG - LUANG PRABANG

Le matin souvent, la vallée est prise d’une brume qui se déchire progressivement sous l’action des rayons du soleil. Cela donne quelque chose d’envoûtant au petit déjeuner et aux premiers moments de la navigation, qui se poursuit vers Luang Prabang.

Débarquement. Transfert et installation pour cinq nuits dans le centre. La maison a été construite pour Souphanouvong, le Prince rouge (1909-1995), premier président de la République démocratique populaire lao. Ce qui ne l’empêche pas de présenter maints motifs coloniaux. Tout est très séduisant, décoré avec goût de bel artisanat et d’objets d’antiquités. Les chambres offrent de superbes volumes, de grands lits à moustiquaire et infiniment de charme tropical ; les salles d’eau sont sans reproche. Dans le jardin, petits coins où s’isoler et piscines où se délasser. Le spa est parfaitement équipé ; le massage traditionnel des pieds fait un bien fou. Quant au restaurant, il accommode avec brio le poisson à la vapeur et en feuille de bananier (mok pa) ou à la sauce tamarin (pa mac kham), ou encore au beurre blanc et aux petits légumes…

JOUR 4 LUANG PRABANG

Déjà prévu au programme - Luang Prabang en privé. On monte dans une voiture climatisée avec chauffeur et, en compagnie d’un guide laotien francophone, on s’en va visiter les grands monuments que sont le palais royal (début XXe siècle - musée national), le vieux Vat (temple) Visoun (XVe siècle), le Vat Aham (XIXe siècle) et le Vat Xieng Thong (merveille du XVIe siècle). Le déjeuner est pris dans un restaurant traditionnel. En fin d’après-midi, « ascension » du mont Phou Si, qui domine la vieille ville d’une centaine de mètres. De là-haut, où se dresse le Vat Chom Si, la vue est splendide sur le Mékong et la rivière Nam Khan.

JOUR 5  LUANG PRABANG – VILLAGE D’ELEPHANT

Déjà prévu au programme - A la découverte des éléphants. Le camp se trouve à une quinzaine kilomètres de Luang Prabang et entretient le souvenir de l’explorateur français Paul-Marie Néis (1852-1907). Les visiteurs et leur cornac francophone rencontrent le vétérinaire maison, avant d’aller nourrir les éléphants. Cela fait, hop ! Ils grimpent sur les pachydermes et se font trimbaler une bonne heure et demie dans la campagne. Le moyen de locomotion a une allure souple et puissante. Les paysages sont saisissants. Aux cascades de Tad Sae, les braves bêtes déposent leur chargement, lequel rentre au camp sur un radeau de bambou par la rivière Nam Khan. Elles, les braves bêtes, rentrent à pied. C’est le boulot.

JOUR 6 LUANG PRABANG

Déjà prévu au programme - A la découverte du riz gluant. Aujourd’hui, on part aux champs. Dans une ferme bio plus précisément, qui cultive l’indispensable Oryza sativa. Pour commencer, d’ailleurs, tournée des rizières et, les pieds dans la boue, labourage derrière un buffle, puis repiquage des plants. Toutes les étapes qui mènent au panier tressé dans lequel le riz est cuit viennent ensuite, et la dégustation. Sur le chemin du retour, halte aux célèbres chutes de Kuang Si, au sud de Luang Prabang : dans un écrin de verdure où jouent l’ombre et la lumière, des cascades multiples dégringolent d’un relief de travertin ; en bas, l’eau est collectée dans une série de bassins naturels où l’on peut se baigner toute l’année. Journée avec un guide francophone.

JOUR 7 LUANG PRABANG

Déjà prévu au programme - Cuisine laotienne. Pour préparer un bon déjeuner, il faut d’abord faire le marché : jardinage, pêche, cueillette fournissent aux étals toutes sortes d’ingrédients. On se laisse conduire par une bonne âme gastronome et cabas plein on va cuisiner ça sous sa direction éclairée. Et on s’applique. Parce que ce qui a été fait constituera non seulement votre repas, mais celui de toute la famille hôte. Le baci est une cérémonie de « rappel » des âmes protectrices. La religion traditionnelle postule l’existence de trente-deux âmes personnelles, lesquelles ont tendance à se disperser ; il est judicieux, à certaines occasions que l’on souhaite propices à telle ou telle personne, de les rameuter pour favoriser l’accomplissement des vœux formulés. Ces bons souhaits sont matérialisés par des cordons de coton que l’on noue au poignet des bénéficiaires. On assiste à la cérémonie dans une famille laotienne.

JOUR 8  LUANG PRABANG - PAKSÉ

Transfert à l’aéroport et vol pour Paksé. Transfert et nuit dans une belle demeure années cinquante du centre-ville. Sisouk Sisombat, longtemps chairman de la Chambre nationale de commerce et d’industrie, a élevé là ses onze enfants. La maison en est restée familiale. Dans votre chambre, parquet, lit à baldaquin, balcon sur la confluence de la Done et du Mékong. Elégante, simplement. La salle de bain est bien agréable. Au restaurant, cuisine laotienne et française. La salle à manger est largement ouverte sur l’extérieur, ventilée, conviviale. Le petit café de la maison sert du café bio et des viennoiseries. On prend ça tranquillement sur la terrasse. On profite de la vie…

Déjà prévu au programme - Le plateau des Bolovens. Situé entre 1000 et 1400 mètres d’altitude, ce plateau à la morphologie tourmentée conserve des arpents de forêt primaire et offre aux visiteurs des cascades spectaculaires (on voit celle de Tad Gneuang). Il est aussi fertile. C’est là que l’on cultive le fameux café, mais aussi le thé, le poivre, la cardamome… La piste Ho Chi Minh les longeant à l’est, les Bolovens furent un secteur stratégique pendant la guerre du Vietnam. Sortie en véhicule climatisé, avec chauffeur et guide francophone.

JOUR 9  PAKSÉ - CROISIÈRE VAT PHOU

Embarquement sur une ancienne barge de transport de teck transformée en bateau de croisière, le Vat Phou. Une trentaine de mètres de long, sept/huit de large et douze cabines. Du confort et de l’espace vital. La décoration ne laisse pas oublier qu’on est en Asie, mais le voudrait-on ? Du standing et ces sièges en rotin qui font partie de la légende. Chaque cabine, climatisée, a une fenêtre sur le fleuve et dispose d’une salle d’eau particulière. Le petit déjeuner et le déjeuner sont pris sur le pont-terrasse ; le dîner, dans la salle à manger du pont inférieur. Le cook du bord est un as des cuisines indochinoises. L’équipage compte un guide francophone. La sécurité du bord est assurée par des équipements répondant aux meilleurs critères internationaux. Et puis, le petit plus responsable qui va bien : tous les emballages sont recyclés.

JOUR 10  CROISIÈRE VAT PHOU

A hauteur de l’île Daeng se trouve le Vat Phou, important ensemble archéologique khmer. Palais, temple shivaïte (l’un des sommets des environs serait un svayambhu-linga, symbole naturel de Shiva) et aménagements hydrauliques datent des XIe et XIIe siècles ; ils témoignent d’une dynamique politique et religieuse qui a trouvé à Angkor son plein épanouissement. Un musée présente les objets retrouvés lors des campagnes de fouilles menées sur le site. Mais, chemin faisant, on s’arrête aussi, par exemple, aux ruines d’Um Muang (IXe siècle), que signale un curieux lingam à quatre visages. Et stop aux environs des chutes de Khone, à la frontière avec le Cambodge. Là, le Mékong précipite ses eaux dans son cours inférieurs et interdit la navigation. C’est l’un des rares endroits où se rencontrent encore le poisson-chat géant du Mékong (Pangasianodon gigas) et le dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris). Retour vers Paksé.

JOUR 11 CROISIÈRE VAT PHOU - PAKSÉ - CHAMPASSAK

Débarquement à Paksé et transfert à Champassak. Installation pour deux nuits à trois km au nord de la ville, sur le Mékong. Dans ses trois hectares de parc, l’hôtel cultive une sensibilité et des pratiques vertes. Les cuisines utilisent le riz de la plantation maison, les légumes et les herbes du jardin, le reste des ingrédients s’achète sur les marchés locaux. Le résultat est superbe. Les bâtiments sont conçus pour réduire au minimum leur impact de fonctionnement sans que l’agrément d’y séjourner en soit réduit. C’est réussi. Les chambres, que prolonge une terrasse sur l’eau, sont de véritables observatoires de la vie du fleuve ; la douche intérieur/extérieur est de rigueur. La piscine à débordement dans son cadre végétal est un petit bonheur. Comme le spa.

JOUR 12  CHAMPASSAK

On peut envisager de randonner à vélo. En passant par Champassak, modeste bourgade désormais, marquée par l’architecture française. Une promenade à dos d’éléphant à Xe Pian National Conservation Area peut tenter. Les sorties sur le Mékong peuvent prendre de nombreuses formes. On peut même retourner sur le site de Vat Phou, parce que, tout de même, c’est impressionnant. On peut encore rester « à la maison », à profiter des agréments dont elle n’est pas avare, et remonter en contemplant le courant le fil de ses souvenirs de voyage…

JOUR 13  CHAMPASSAK - UBON RATCHATHANI (THAÏLANDE) - VOL DE RETOUR

Transfert à l’aéroport d’Ubon Ratchathani et vol de retour.